Cette technique alternative a cependant été quelque peu
« oubliée » depuis que l’agriculture dispose de produits chimiques. L’homme
a cru longtemps qu’il pouvait éradiquer purement et simplement les nuisibles
à l’aide de la chimie. Aujourd’hui on sait qu’il vaut bien mieux essayer de
maintenir un nuisible à un seuil bas et à un niveau de tolérance acceptable
pour l’agriculteur. L’utilisation d’auxiliaires comme facteurs de régulation
est utilisé dans de nombreux pays.
L’idée développée par Muscidia est de procéder de manière régulière et préventive
(ou tout au moins en tout début d’infestation) à des lâchers massifs et innondatifs
d’insectes auxiliaires.
Les insectes utilisés et élevés chez Muscidia sont des hyménoptères parasitoïdes
(encore appelé Mini-guêpes). Il s’agit d’insectes indigènes qui ne piquent ni l’homme,
ni les animaux.
Ces insectes sont inféodés strictement à la mouche c’est à dire
qu’ils se nourrissent des sécrétions des pupes de mouche (stade nymphal
correspondant à la métamorphose de l’insecte) et pondent leurs œufs à l’intérieur
de cette même pupe. Quelques jours plus tard il naîtra de cette pupe non pas une
mouche (qui aurait continué à pondre et à proliférer) mais une mini guêpe inoffensive,
qui pour sa propre survie va aller chercher elle-même d’autres mouches pour y
déposer ces œufs. Le cycle est alors amorcé : une « micro guerre » est alors engagée
dans la fosse à lisier entre les mouches et leurs ennemis naturels.

La PBI : une pratique courante
en maraichage